En 1881, quelques jeunes gens de la commune de Veyrier déplorèrent de ne pouvoir accompagner à sa dernière demeure, en musique, un ami cher décédé… Ce bon sentiment encouragea le curé, qui leur avait déjà donné une solide instruction musicale, de créer une fanfare avec l’appui de toute la population et des Autorités.

La première tâche des fondateurs fut de trouver des fonds destinés à l’achat des instruments et des partitions. Chaque membre versa 20 francs et une quête organisée dans la commune et une subvention du Conseil Municipal rapportèrent la belle somme de 1400 francs, somme importante pour l’époque, si l’on songe qu’un ouvrier de campagne était rétribué 50 centimes la journée !

Peu après sa fondation, la Fanfare de Veyrier fut baptisée du nom d’Echo du Salève, en référence à la montagne… française « chère aux Genevois » selon la formule consacrée, qui domine le village blotti à ses pieds. Son uniforme se réduisait à un canotier agrémenté de deux petits rubans rouge et jaune rappelant le rattachement du village au Canton de Genève, rattachement qui ne datait que de 1816, date du Traité de Turin.

De ces temps héroïque, la Fanfare de Veyrier a conservé une vocation villageoise très affirmée. N’a-t-elle pas assuré l’an passé 18 services consacrés à l’animation communale ? Elle est présente à toutes les (incontournables !) fêtes mises sur pied par les nombreuses sociétés locales. Elle participe aux Promotions des écoles, à la Fête Nationale du 1 er août et , lorsque les effectifs estivaux le permettent, au 14 juillet chez ses voisins de la commune française d’Etrembières. La vogue et son concours de tir, le cortège et le bal de l’Escalade, le concert de Noël à l’église paroissiale, sa soirée annuelle, ses prestations dans les diverses maisons pour personnes âgées que compte la région, tout cela est au « menu » annuel des musiciens veyrites.

Actuellement, une Ecole de Musique permet à une trentaine de jeunes d’acquérir les premières notions qui les mèneront à succéder à leurs aînés. Cette politique porte déjà ses fruits, puisque le rajeunissement et la… féminisation de l’effectif sont déjà bien présents sous vos yeux. Placé sous la direction de M. Ferran Gilli-Milera et présidé par Mme Patricia Glaus l’Echo du Salève va son bonhomme de chemin en ayant comme objectif prioritaire de procurer du BONHEUR à ses musiciens et, si possible, à ceux qui les écoutent !…

Nous espérons, chers Amis, que cela sera le cas pour vous.